Le rapport entre bonheur et vertu suscite de nombreux débats et controverses au dix-huitième siècle. Diderot, tout en reconnaissant la subjectivité du bonheur, insiste sur l’importance de la vertu, affirmant qu’elle est essentielle pour atteindre le bonheur. En effet, à deux reprises, il écrira : « point de bonheur sans vertu » (Essai sur le mérite et la vertu, 1745 ; Essai sur les règnes de Claude et de Néron, 1778). Cependant, les philosophes sont vivement critiqués par les antiphilosophes, qui les accusent à la fois d’hypocrisie en prêchant une vertu qu’ils ne pratiquent pas et ainsi de corrompre la morale et de propager l’athéisme. Or, en se référant à la « sagesse de Salomon » dans Le Neveu de Rameau, Diderot démontre qu’au-delà de ce qui apparait d’abord comme simple satyre, il se sert du sage biblique pour étayer sa vision éthique.

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