Presented by François Renaud (Université de Moncton)
Conference4-Mar.19.2021
Le sujet ici proposé s’inscrit dans le cadre d’un nouveau projet de recherche portant sur le rapport entre philosophie et poésie en Grèce anFque, en parFculier entre Platon et Homère, projet qui me conduit donc à la quesFon du rapport entre écriture et oralité, dont la musique en son sens élargi (mousikê) et le « rythme ». Je parFrai de l’analyse de Benveniste (« La noFon de ‘rythme’ dans son expression linguisFque » parue dans Journal de Psychologie, 1951, reprise dans PLG 1, p. 327-335), en la situant par rapport à certaines études qui lui sont antérieures et postérieures. Benveniste recense les divers usages du terme grec rhuthmos chez les poètes lyriques et tragiques, dans la prose a^que et enfin chez les philosophes, Démocrite, Platon, Aristote. Benveniste considère la définiFon qu’en donne Platon comme l’abouFssement d’une longue évoluFon et comme l’invenFon de la définiFon moderne. Il cite trois passages clés du corpus platonicien, dont celui des Lois (665a), où le rythme est défini comme « l’ordre dans le mouvement ». Je me concentrerai sur ce passage et son contexte se rapportant au chant et à la danse, donc au corps, et au cadre pédagogique et partant éthique et social. L’une des quesFons clés entourant la noFon de « rythme » est celle de son extension possible et légiFme, du cosmologique au social.

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