Session animée par Djaouida Hamdani Kadri (UQÀM)
Seminar4-Mar.05.2021
La notion de « verbe auxiliaire » est très familière et invariablement associée à « avoir » et « être », en français. Cette familiarité ne voile-t-elle pas « la singularité » de la relation d’auxiliation ? Benveniste consacre un chapitre « Structure des relations d’auxiliarité » à la question. Il propose une approche originale de la relation d’auxiliation, qui se distingue de celle de G. Guillaume et de celle de L. Tesnière, et la présente comme une forme linguistique à la fois unitaire et binomale résultant d’une jonction syntagmatique « auxiliant + auxilié ». À partir de ces prémisses, Benveniste analyse avec clarté trois classes d’auxiliation : l’auxiliation de temporalité : forme du parfait avec « avoir » (acquis d’opération) ou « être » (acquis de situation); l’auxiliation de diathèse : forme du passif ; l’auxiliation de modalité : avec deux verbes modalisants pouvoir et devoir.

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